Wolfi et les Rutissons

wolfiAffluence exceptionnelle à l’église du village en ce début de soirée du 27 juin.
– Où vont tous ces gens_? A un mariage_?
– A huit heures du soir_? Sûrement pas!
– Alors c’est quoi_?
– C’est un premier rendez-vous_: Wolfgang Amadeus Mozart, Wolfi pour ses amis, va rencontrer les Rutissons.
A l’intérieur de l’église, les arrivants se pressent pour occuper les premiers bancs, et la nef est bientôt remplie.
Les Musiciens du Louvre et leur chef Florian Cousin font leur entrée, suivis par l’ensemble vocal La Manfredina et son directeur Michel Lebugle.
Violons, violoncelle, contrebasse et timbales attaquent la Sérénade nocturne, dont les accords résonnent sous les voûtes. Chœurs, airs d’opéra, et concerto pour flûte s’enchaînent ensuite, scandés par les applaudissements des auditeurs. Puis c’est avec un plaisir intact que l’on écoute la Petite musique de nuit, l’œuvre la plus jouée de Wolfi, comme si c’était la première fois.
Chœur et orchestre terminent par une pièce de musique sacrée, Ave verum corpus, avec une sérénité et une ferveur communicatives. Les applaudissements éclatent et se prolongent. « Encore_! » entend-on dans les bancs. Est-ce la fin du concert_? Non_: Florian Cousin cède aux sollicitations du public et redonne l’Ave verum pour le bonheur de tous les auditeurs.
La soirée s’achève dans les jardins de la cure avec quelques rafraîchissements, dont un excellent rosé du Domaine des Rutissons offert par Laurent Fondimare.
Merci aux musiciens, aux chanteurs, et à tous ceux qui ont contribué au succès de ce concert, sans oublier David et Aurélie qui, à l’épicerie du village, ont vendu près de la moitié des billets d’entrée.
Un pari réussi grâce à l’enthousiasme des Rutissons, qui nous incite à leur proposer de nouveaux concerts dès l’an prochain.